Le Vomi. Vidéo, 07 sec. 2014








Le premier choc que rencontre l’être dans son existence, c'est le moment de sa venue au monde. Le deuxième, c'est sûrement lorsqu'il arrive à la place publique.
Peut-on réussir à composer avec la place publique ? Comment s'y prendre ?

Si Le Cri d'Edvard Munch peut nous assourdir l'oreille, Le Vomi, lui, bouleverse le tréfonds de notre sensibilité. Il réveille la nausée qui est en nous et nous invite à vomir (malgré nous). Le vomi prend alors une dimension plurielle. "Je me révolte donc nous sommes", conclut Albert Camus dans L'homme révolté.
Abusé, l'esclave prend conscience. Pour une fois, il dit non à son maître, le contrarie et s'y prend pour un égal.
Le vomi c'est lorsqu'on n'arrive pas à digérer, que ce soit de la nourriture ou des idées. Refus de faire le tri. Dans le vomi, il y a le tout. On prend conscience, on refuse, puis, on rejette le tout !

Malaise personnel ou social. Le vomi c'est le mot des maux, le verbe profond, l'expression de l'esprit, le jus des idées, la brise de la révolte...






"Le Vomi

Parfois le spectacle du luxe dans son tapage ou sa disproportion donne la nausée, il ne reste plus qu'à assumer cet atroce paradoxe : devant les très bien nourris, c'est souvent le malnutri qui a envie de vomir.
La vidéo (Le Vomi) de ce jeune artiste Berbère doit plus à Sartre ou à Camus qu'aux références cinématographiques classiques. Et si la révolte était par définition l'indispensable expression de l'existentiel."

Laurent Devèze, pour l'exposition "Du Luxe ?"
2015













Vue lors d'une exposition