Tornade. Vidéo, 2:53 sec. 2015




L'homme tournant sur lui-même dessinant un cercle, une tornade.

« Tornade » c'est le chaos. C'est le désordre intérieur ou extérieur, personnel ou général. C'est le cataclysme qui peut s'abattre sur une personne, un groupe, une société ou, sur le monde. C'est la catastrophe qui réduit le génie humain en une minuscule pauvre créature.
On en a vu des guerres et des bêtises qui ont transformé l'homme en une bête cannibale, en une créature aux pratiques inqualifiables. On a vu l'homme vouloir devenir trop grand, devenu trop fou.

Cette pratique de « Tourner en cercles » emprunte sa structure à « La ronde des prisonniers » peinte par V. van Gogh. Mais, de qui sommes-nous prisonniers quand on est seul et chez soi ? On est prisonnier de nous-même. De nos vices. De de nos questions sans réponse. De de nos impossibilités.
Dans la peau d'un animal (chien, chat, loup…) souffrant de troubles psychologiques, au milieu de nulle part, tournant autour de lui-même cherchant à mordre sa queue ; cette pratique (tourner en cercles) renvoie l'homme à une réalité, à une vérité qu'il a tant essayé d'esquiver, d'y résister, celle de sa mortalité. L'homme surfe sur " la Schizophrénie " générée par des tensions physiques, mentales, sociales, de son époque, de sa condition...

« Il faut imaginer Sisyphe heureux », Albert Camus.















Dessins, bavardage mental et fantasmagorie